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Graphiscan : Tout a débuté dans le sous-sol d’une maison!

Graphiscan : Tout a débuté dans le sous-sol d’une maison!

Graphiscan est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus importants imprimeurs au Québec, opérant trois usines, à Montréal, à Longueuil et à Alma et employant 110 personnes.

Mais saviez-vous que tout a débuté dans le sous-sol d’une maison?

Une imprimerie née dans un sous-sol d’Alma

L’entreprise familiale a été fondée à Alma, au Lac-St-Jean, en 1976 par Paul Gagnon, et se nommait à l’époque : Imprimerie G.R.

Homme travaillant sur une machine industrielle dans un atelier avec des dossiers en arrière-plan

Monsieur Gagnon était pressier dans une commission scolaire de la région et avait décidé d’utiliser le sous-sol de sa résidence pour voler de ses propres ailes, via des équipements très archaïques. Il possédait alors deux presses, un couteau ainsi qu’une chambre noire pour développer les films de caméra.

Ancienne machine de reprographie avec boutons et écran, sur un support en bois dans une pièce aux murs en bois clair
Ancienne machine d'impression mécanique avec plusieurs rouleaux et leviers dans une pièce.

Alain Ouellet a été un témoin privilégié des premiers pas de cette imprimerie : « j’avais 14 ans et après l’école, comme plusieurs jeunes du quartier, j’allais lui donner un coup de main. Je faisais de la reliure et j’assemblais des blocs-notes. On passait par la cuisine pour accéder au sous-sol!»

Jeune homme debout près d'une table avec des piles de papier dans un atelier ou une usine

Du sous-sol à une grande bâtisse

45 ans plus tard, Alain Ouellet est encore à l’emploi de cette entreprise qu’il a vu grandir sous ses yeux : « au début des années ’80, nous sommes passés d’un petit sous-sol à une grande bâtisse. Nous avions peu d’équipement, et tout à coup beaucoup trop d’espace! » D’ailleurs, l’imprimerie d’Alma occupe encore ces locaux aujourd’hui.

Façade d'un bâtiment commercial avec un grand panneau et un stationnement vide à l'avant
Homme souriant assis à un bureau avec des documents et un ordinateur portable

A l’époque, cette ville comptait sur cinq imprimeries, il n’en reste plus qu’une seule : « Nous avons pris de l’expansion. On imprimait des factures en 2 ou 3 copies, des cartes d’affaires, des napperons de restaurants, des enveloppes, des livres d’écoles de conduite et des prospectus. Le papier était très populaire ces années-là. »

Une deuxième génération à la barre

En 2001, après le décès de Paul Gagnon, son fils, Denis, prend les rênes de l’entreprise : « Denis a grandi dans cet univers-là, il a ça dans le sang! Il a commencé à travailler avec son père dès l’âge de 12 ans. Il a gravi les échelons de la production, en débutant par l’assemblage et les opérations et ensuite comme représentant des ventes. »

Le fils souhaitait amener l’imprimerie familiale à un autre niveau : « Le nouveau président avait sa vision. Les technologies se développaient, les appareils photos numériques devenaient la norme. On a alors fait l’acquisition de la première presse numérique au Canada. On était en 2002 et nous étions à l’avant-garde dans le domaine! »

Une croissance par acquisitions

Entre 2005 et 2010, Imprimerie GR fait l’acquisition de trois imprimeries dans la région de Québec : Impression J.L, Graphiscan Québec et l’imprimerie Oparé.

Puis, en 2012, Denis Gagnon voit une opportunité d’affaires et décide de mettre la main sur Opale impression, une grosse imprimerie située à Longueuil.

Homme debout devant une machine industrielle de découpe MK Easymatrix dans un atelier

C’est à ce moment qu’Imprimerie GR change de nom et devient Graphiscan Alma, pour uniformiser les nominations sociales.

Graphiscan partagera ses contrats et mandats selon l’expertise de chacune de ses usines, ce qui selon Alain Ouellet, fut un point tournant: « A partir de ce jour-là, à Alma, nous avons reçu des contrats de partout au Québec, ce qui amenait du nouvel argent dans la région et qui assurait nos emplois. »

En 2015, Graphiscan fait l’acquisition de la réputée imprimerie Au Point Reprotech, située à ville d’Anjou. Cet ajout leur permet d’accentuer leur offre de service et fera de Graphiscan, un joueur majeur au Québec. La PME d’Anjou intégrera ensuite celle de Longueuil.

La croissance se poursuivra en 2017 alors que Graphiscan fait l’acquisition du Groupe Litho situé à Montréal. Cette transaction leur permettra d’être à l’avant-garde dans l’industrie, avec notamment une plateforme de commandes en ligne : « La vision du président nous permet d’offrir des produits niches et une offre de services diversifiée. Il veut toujours être à l’avant-garde et à la fine pointe de la technologie. » mentionne Marylène Gagnon, représentante aux ventes chez Graphiscan à Longueuil, depuis 10 ans.

En 2020, le dernier membre de la famille fera son entrée en pleine pandémie, soit l’imprimerie Quadriscan, située aux limites de la Petite Italie à Montréal : « La Covid et la pénurie de main d’œuvre ont été des obstacles majeurs pour les PME. Plusieurs entrepreneurs se sont repliés mais Denis Gagnon a fait le contraire! J’admire ce genre de meneur, c’est le capitaine du navire, il fait confiance à ses cadres et nous donne de la latitude. On se sent tous comme des actionnaires de la compagnie. »

Cap sur les 50 ans

C’est dans cette voie que Graphiscan souhaite poursuivre son ascension en demeurant à l’affût des prochaines opportunités. L’entreprise célébrera ses 50 ans d’histoire en 2026. Avec un chiffre d’affaires de 25 millions de dollars, on peut dire sans se tromper qu’elle a bien compris la recette du succès!